Le débats des perturbateurs endocriniens : NOTEO contre la FEBEA

Salut les filles ! Heureuse de vous retrouver pour un article sérieux sur la composition des produits et qui va sûrement pousser pas mal d’entre vous à s’exprimer sur le sujet. Plantons le décor en présentant tout d’abord le site NOTEO. Il s’agit d’une association indépendante constituée d’experts en nutrition, environnement, toxicologie ainsi que d’autres domaines et ayant pour but d’attribuer une note à des produits de grande consommation tels que ceux d’hygiène et de beauté, d’entretien et  d’alimentation afin d’avertir les consommateurs. Cette notation se base sur 4 critères qui sont :

– la santé (en analysant la composition des ingrédients)
– l’environnement (en estimant l’impact que pourrait avoir le produit une fois rejeté dans la nature)
– l’aspect social (les dangers pour les salariés)
– et le budget

La bombe est lâchée :

A la mi septembre, NOTEO écrivait une série d’articles sur son blog et diffusait un graphique sur les perturbateurs endocriniens qu’on retrouve dans les produits d’hygiène et beauté. Ceux-ci ne tardent pas à faire l’effet d’une bombe. Ainsi, vous avez sûrement déjà vu quelques articles relayer l’information et le graphisme en question que voici :

Suite à cela, la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté) a diffusé un communiqué de presse scandant que l’association NOTEO faisait de la publicité mensongère. Elle lui reproche entre autres, son manque de rigueur et d’objectivité concernant les perturbateurs endocriniens. Elle l’accuse de se baser sur une méthodologie non fondée, de jouer sur la peur des gens et de faire un vrai coup bas à la Commission Européenne qui examine actuellement les vrais perturbateurs endocriniens. La FEBEA poursuit en l’accusant de déloyauté car l’association propose au travers de son service « noteo consulting » d’améliorer les notes attribuées aux entreprises. Elle finit en indiquant que les fabricants de cosmétiques proposent des produits sûrs aux consommateurs car ils suivent la réglementation européenne.

Mon avis :

Ce n’est que mon humble avis de consommatrice alors libre à vous de penser autre chose car je suis loin d’avoir l’expertise de tous ses grands noms ^^. Cependant, je me permets de réagir sur 3 choses :

– la première, c’est que comme tout le monde, j’ai aussi commencé par utiliser des cosmétiques conventionnels. Le jour où je suis passée à la cosmétique bio et naturelle, j’ai vu une énorme différence ne serait-ce que sur la diminution des imperfections. Le mascara bourré de silicone qui pique les yeux en fin de journée, terminé avec un mascara bio. Voici déjà quelques exemples en guise de premier argument. Ici, je ne prône pas que la cosmétique bio ou naturelle soit tellement parfaite car ce n’est pas vrai. Preuve en est que certaines personnes font bien des allergies aux huiles essentielles mais vous avouerez que c’est déjà pas mal si la liste des facteurs de risques est grandement diminuée.

– la seconde, c’est que si j’ai bien tout suivi, la FEBEA se base sur la réglementation européenne. Or, l’INCI qui est le langage officiel des matières premières cosmétiques est si je ne m’abuse défini par l’Union européenne… On est donc en mesure de savoir si tel ou tel ingrédient est d’origine naturel ou synthétique et s’il est suspect.

– La troisième, c’est que je ne comprends pas comment on peut reprocher le fait de monnayer des services d’amélioration produits aux entreprises alors qu’il existe bien des agences de communication pour faire de la pub.  C’est la même chose qu’une société qui demande un audit à une agence de communication et qui la paie ensuite pour mettre en place des actions de communication. Je ne vois pas le problème.

Je sais que cela fait beaucoup d’informations à digérer mais n’hésitez pas à donner vous aussi votre point de vue pour alimenter le débat.

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